| Le groupe Hors cadre au lycée Bellevue Des professeurs d'arts plastiques réunis dans le groupe "Hors cadre" exposent leurs oeuvres au lycée Bellevue. Cette initiative permet de découvrir les multiples facettes de l'art contemporain dans un cadre exceptionnel. Le nain de jardin a déserté la pelouse du lycée Bellevue. Depuis jeudi, le visiteur est accueilli par une installation de Philippe Neau, constituée de bâtons peints, et dans laquelle il est possible de circuler. "En jouant sur les variations de motifs et de hauteur sur ces tubes, explique-t-il, je cherche à créer des rythmes différents". Ce travail montre comment il est possible de s'exprimer en peinture autrement que sur une surface plane. Une approche que l'on retrouve finalement dans les totems des amérindiens. L'ensemble des oeuvres exposées à l'intérieur de l'abbaye Saint Vincent illustre les préoccupations actuelles de l'art, avec des sensibilités et des techniques très variées. Quatre exposants ont travaillé sur le thème de l'autoportrait : Les photographies de Sandrine Graux-Reiter et de Carole Dubrana proposent deux approches différentes de leurs propres corps, la première s'intéressant au mouvement, |
la deuxième aux parties gênantes de son corps. Maryline Beauplet-Dornic a choisi le registre de l'auto-dérision pour parler du désastre que constitue l'épi du matin. Quant à Jean-Pierre Marquet, il s'inscrit dans une démarche d'autofiction (autobiographie plus fiction) en exposant une série de planches, souvent ironiques, mêlant l'écriture, l'image, la photographie et le texte. Proche de lui, Frédérique Barbe s'est servi des alcôves pour exposer de curieux inventaires d'objets et de mécanismes. En peinture, les oeuvres de Jean Lou Le Her, professeur au lycée Bellevue, faits à partir de matériaux de récupération, et de Ghislaine Delafontaine expriment le même plaisir de peindre, de travailler la matière. Un peu isolées de par leur thème, des photos rares de Marie-Christine Doche, ramenées de voyages en Thaïlande, au Cambodge, Turquie et Italie, établissent des rapprochements de formes, de lumières, entre des clichés pris à des moments différents. Éloignés d'une démarche commerciale et de tout snobisme, ces artistes, qui prennent plaisir à expliquer leur travail, nous offrent une image de l'art contemporain multiforme et accessible. Ouest-France, 26 - 27 mai 2001. |