Hiroshima, mon épi, 2000.

Trois photographies en couleur mesurant 59 × 70 cm.
Une suite de sept photographies en noir & blanc de 24 × 29,5 cm de côté.

Les photographies rendent compte d’une performance. Au départ, un tout petit désastre : celui de l'épi matinal. Finalement, quelques vrais désastres : les françaises rasées à la libération pour avoir aimé des allemands - ce qu'évoquent Marguerite Duras et Alain Resnais dans Hiroshima, mon amour ; les malades, la perte de leurs cheveux par chimiothérapie, etc.

La coupe est progressive. Entreprendre de tailler aux ciseaux toutes les mèches qui dépassent. En arriver à une solution plus radicale : raser à blanc.

Le geste paraît tabou, impossible. amputation de chevelure, amputation de ma féminité.

Il s'avère facile...

En rasant ma chevelure, j’ai découvert mon crâne, sa forme et le toucher de sa peau nue. J’ai découvert une image de moi que je ne connaissais pas. J’ai donné à voir cette image ( à mes proches, aux passants ou encore par l’exposition des photographies), provoquant diverses réactions, allant du rejet à la fascination.